La première édition du Salon de l’Alternance s’est tenue le vendredi 27 février 2026, à la grande salle de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), au Plateau. Organisé par Atlantique International Business School (AIBS), l’événement avait pour thème : « L’alternance, passerelle vers l’emploi durable des jeunes en Côte d’Ivoire ».
Institutions publiques et privées, chefs d’entreprises, organisations professionnelles, enseignants, étudiants, partenaires et parents ont répondu présents à ce rendez-vous dédié à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes.
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Une vision stratégique portée par AIBS
En ouvrant les travaux, le Président Directeur Général de AIBS, M. Fousseny Koné, a rappelé l’ambition de son institution : faire de l’alternance un levier structurant de la formation supérieure en Côte d’Ivoire.
« La meilleure formation est celle qui prépare directement à l’action, à la performance et à l’employabilité », a-t-il déclaré.
Créée avec l’objectif de rapprocher l’école de l’entreprise, AIBS mise sur une pédagogie exigeante, des effectifs maîtrisés et un suivi individualisé des étudiants. L’établissement développe des programmes en management, finance, banque, assurance et ingénierie d’affaires, avec un accent particulier sur la professionnalisation.
L’alternance y repose sur un modèle structuré : sélection rigoureuse des profils, mise à niveau académique, mise en relation avec les entreprises selon les besoins métiers, double encadrement école–entreprise, évaluation par compétences et suivi par indicateurs de performance. Pour la direction, ce dispositif transforme la formation en expérience professionnelle encadrée et mesurable.
L’alternance comme réponse au défi de l’emploi
Parrain de la cérémonie, M. Abissa Kouakou Anzoua, Directeur Général d’Atlantic Group, a insisté sur l’urgence de renforcer l’employabilité réelle des diplômés.
« Le défi n’est pas le diplôme. Le défi est l’employabilité réelle », a-t-il affirmé devant l’assistance.
Selon lui, l’alternance ne constitue pas un simple stage amélioré, mais un modèle intégré à l’économie réelle. Elle permet d’apprendre en situation, de développer des compétences techniques et comportementales, et de réduire le fossé entre la formation académique et les exigences du marché.
En partenariat avec AIBS, Atlantic Group a lancé en 2024 un programme d’alternance avec prise en charge complète des frais de scolarité. Pour la cohorte 2024-2025, 20 alternants ont intégré les filiales du groupe en Côte d’Ivoire. Dix-sept ont déjà soutenu leur mémoire avec mention et plusieurs ont obtenu un recrutement au terme de leur immersion professionnelle. Le programme s’étend désormais au Cameroun, aux Comores et à Madagascar.
Qualifier les besoins des entreprises
Prenant la parole au nom de la Fondation Atlantic Group, son Directeur général, Antoine Diomandé, a mis l’accent sur la nécessité d’aligner les formations sur les besoins réels du secteur privé.
« On a une offre de formation qui ne reflète pas toujours le besoin de l’entreprise », a-t-il indiqué.
Il a cité l’exemple du dispositif français CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche), qui permet aux entreprises d’exprimer leurs problématiques et d’accueillir des doctorants ou étudiants en master sur des projets concrets, avec un lien direct entre recherche, formation et emploi.
Pour lui, les entreprises ont un rôle moteur à jouer : exprimer clairement leurs besoins, accompagner l’évolution des curricula et maintenir un lien actif avec les anciens étudiants afin de renforcer l’employabilité.
Trois panels pour structurer le débat
La journée s’est articulée autour de trois panels majeurs qui ont rythmé les échanges. Le premier a porté sur le thème « Compétences, employabilité et alternance : quels défis et quelles opportunités ? » et a permis d’analyser l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail.
Le deuxième panel s’est intéressé au rôle des entreprises et aux partenariats public-privé dans la réussite de l’alternance, en mettant en lumière la responsabilité partagée entre le secteur privé et les institutions de formation.
Enfin, le troisième panel a abordé les politiques publiques et le cadre réglementaire, avec un accent particulier sur les réformes nécessaires pour booster durablement l’alternance en Côte d’Ivoire.
Les échanges ont porté sur l’adaptation des formations aux secteurs clés de l’économie, la nécessité d’un cadre réglementaire incitatif et la consolidation des partenariats entre établissements et entreprises.
Le Président du comité scientifique, le Professeur Raymond Kra, a souligné l’enjeu systémique de la démarche : « L’alternance n’est pas une option, c’est une passerelle entre le savoir et le savoir-faire. »

Témoignages et distinctions
La cérémonie a également donné la parole aux alternants de l’année universitaire 2024-2025 ainsi qu’aux entreprises d’accueil. Plusieurs ont témoigné des bénéfices concrets du dispositif, notamment en matière d’acquisition de compétences, de maturité professionnelle et d’intégration rapide en entreprise.
Des distinctions ont été remises au parrain de la cérémonie et à la Fondation Atlantic Group pour leur engagement en faveur de la formation et de l’insertion des jeunes.
Avec cette première édition, AIBS positionne l’alternance comme une signature pédagogique et un instrument de réponse durable au chômage des jeunes. Pour les organisateurs, le Salon de l’Alternance s’inscrit désormais comme un cadre annuel de dialogue entre école, entreprise et pouvoirs publics autour d’un objectif commun : transformer la croissance économique en opportunités d’emploi durable.
Christ Kouassi (Stagiaire)
France : La Côte d’Ivoire brille au Salon du Livre Africain de Paris 2025 – allbuzzafrica

























