Le journaliste-écrivain, fondateur de Afriksoir.net, Ivoir’Hebdo et Allbuzzafrica.com André Silver Konan s’est prononcé le 21 février 2026 sur la forme du Djidji Ayôkwé, le tam-tam parleur des Atchans qui a diminué de forme vers la queue contrairement à celui photographié en 1916. Mais selon un article de RFI, publié le 14 décembre 2022, le Djidji Ayôkwé avait été restauré depuis un mois en région parisienne car l’objet avait été mangé à certains endroits par des insectes xylophages.
André Silver Konan ironise sur la forme du tambour parleur. En effet, le journaliste-écrivain et fondateur de presse s’est exprimé le 21 février 2026 sur l’état actuel du Djidji Ayôkwé, le célèbre tam-tam parleur du peuple Atchan, récemment restitué à la Côte d’Ivoire par la France.
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Dans une publication au ton à la fois critique et ironique, il a comparé la forme actuelle de l’instrument à celle visible sur des photographies datant de 1916. Selon lui, le tambour présenterait aujourd’hui un amincissement vers l’extrémité.
« Image 1 : Djidji Ayôkwé photographié en 1916, un enfant-colon assis là-dessus. Image 2 : Djidji Ayôkwé restitué en 2026, par la France. Si Leyssa, ma dernière de 4 ans, s’assoit dessus, ça risque de se briser. 110 ans plus tard, le tam-tam parleur des Atchans a fait régime et BBL de la queue. Oridjidji même est étonné. Tam-tam parleur par procuration. Dieu nous donne la bonne compréhension ! », a-t-il écrit.
Cependant, cette transformation apparente s’explique en partie par les travaux de restauration réalisés avant la restitution.
Dans un article publié le 14 décembre 2022, RFI indiquait que le Djidji Ayôkwé avait été restauré en région parisienne. Cette intervention était devenue nécessaire après que le bois eut été endommagé par des insectes xylophages, conséquence de sa saisie en 1916 par l’administration coloniale française.
Selon Nathalie Richard, responsable du pôle conservation-restauration au musée du quai Branly, le traitement appliqué visait à renforcer la structure interne du bois tout en préservant son apparence d’origine.
« On a utilisé une résine capable de rentrer profondément à l’intérieur du bois, mais qui ne devait pas faire de brillance, ni saturer, ni foncer la couleur du bois », avait-elle expliqué, se disant satisfaite du résultat final.
Elle a précisé que cette opération avait permis de redonner au bois une certaine densité et solidité, tout en maintenant son aspect visuel intact. Elle avait fait savoir que deux collages ont également été effectués, notamment au niveau de la sculpture de la panthère.
Ces éléments apportent un éclairage technique aux interrogations suscitées par l’apparence actuelle du Djidji Ayôkwé, symbole historique et culturel majeur pour le peuple Atchan.
Karina Fofana

























