Un moment historique s’est joué ce vendredi 20 février 2026 : la France a officiellement restitué à la Côte d’Ivoire le « Djidji Ayôkwé », un tambour parleur vieux de plus d’un siècle, emporté par les troupes coloniales en 1916.
Long de quatre mètres, cet instrument emblématique du peuple Bidjan avait été conservé pendant des décennies à Paris, où il était exposé comme pièce de collection. Mais pour la Côte d’Ivoire, il ne s’agissait pas d’un simple objet d’art.
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Le Djidji Ayôkwé est bien plus qu’un instrument traditionnel. Il constituait un véritable outil de communication au sein des communautés Atchan (Ébrié). Utilisé pour transmettre des messages, annoncer des événements majeurs ou encore alerter face à une menace, il incarnait une mémoire collective vivante.
Sa disparition au début du 20e siècle avait marqué une rupture symbolique dans la transmission des savoirs et des traditions.
Une restitution attendue de longue date
Ce retour s’inscrit dans la dynamique de restitution du patrimoine africain engagé ces dernières années par le président français Emmanuel Macron.

Après plusieurs années de démarches diplomatiques et culturelles, le tambour parleur est désormais appelé à retrouver sa terre d’origine, à Abidjan. Le premier d’une série ?
La restitution du Djidji Ayôkwé pourrait marquer le début d’un processus plus large. De nombreuses œuvres et objets culturels ivoiriens, aujourd’hui conservés en Europe, font l’objet de demandes similaires.
Pour les autorités ivoiriennes comme pour les communautés concernées, ce retour représente une victoire symbolique majeure dans la réappropriation de leur histoire et de leur patrimoine.
Karina Fofana
France : Le tambour parleur Djidji Ayôkwé s’apprête à regagner la Côte d’Ivoire – allbuzzafrica


























