Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, une maire d’une commune a menacé de démolir une construction, qui selon elle, se trouve sur le site qui doit abriter un espace vert alors qu’elle venait de garer un véhicule doté d’une plaque d’immatriculation illégale. En réponse, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) a rappelé sur sa page Facebook que l’utilisation de ces plaques est également interdite.
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux alimente depuis quelques heures une vive polémique impliquant la maire d’une commune, intervenue sur un site présenté comme un espace vert menacé par une construction en cours.
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Dans la séquence largement relayée, l’on aperçoit l’édile, vêtue d’une robe blanche, descendre de son véhicule de commandement immatriculé « WW… », une plaque qualifiée d’illégale par plusieurs internautes. Face à des ouvriers présents sur le chantier, elle hausse le ton et met en garde contre toute poursuite des travaux.
« Ici c’est un espace vert, depuis le début j’ai dis de ne pas construire. Il faut dire au propriétaire que madame le maire est passée ici, qu’elle dit qu’elle va démolir. Ici c’est un espace vert, la personne qui lui a vendu qu’il aille lui réclamer son argent. C’est un espace vert où les enfants devraient se recrer. Mais vous êtes en train de tout construire parce que vous avez l’argent. Arrêtez-moi ces travaux. Si tout est construit où est ce que les gens vont faire les cérémonies ? », s’est-elle insurgée dans la vidéo.
Selon ses déclarations, le terrain concerné serait destiné à accueillir un espace vert au bénéfice des populations, notamment des enfants et des organisateurs d’événements communautaires. Elle invite par ailleurs l’acquéreur du terrain à se retourner contre la personne qui le lui aurait vendu.

La DGTTC recadre sur les plaques d’immatriculation
La scène a toutefois pris une autre tournure après une publication de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) sur sa page Facebook officielle.
Dans un message, l’institution rappelle que l’utilisation de plaques d’immatriculation illégales est formellement interdite.
« Tout comme l’occupation anarchique du domaine public dénoncée par madame le maire via une vidéo sur les réseaux sociaux, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation rappelle que l’utilisation des plaques d’immatriculation illégales est également interdite. C’est tous ensemble que nous devons faire respecter les règles établies. Donnons l’exemple à tous les niveaux. », a publié la DGTTC.
Un débat sur l’exemplarité
Cette double séquence dénonciation d’une occupation supposée illégale du domaine public et rappel à l’ordre sur la légalité des plaques d’immatriculation relance le débat sur l’exemplarité des autorités locales dans l’application des textes réglementaires.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées. Si certains saluent la volonté affichée de protéger les espaces verts contre l’urbanisation anarchique, d’autres pointent une incohérence dans la posture de l’élue, appelant au respect des règles à tous les niveaux de responsabilité.
L’affaire continue de susciter commentaires et interrogations au sein de l’opinion publique.
Karina Fofana
























