L’affaire a pris une tournure judiciaire ce vendredi 13 février 2026 à Abidjan. L’influenceuse Maabio, de son vrai nom Yeelen Virginie Kouamé, a été déférée devant le procureur de la République après son interpellation pour conduite sans permis.
À l’origine de cette procédure, une vidéo publiée par la jeune femme elle-même sur ses réseaux sociaux. On l’y voit au volant d’un véhicule, téléphone portable en main, en pleine circulation. Si la séquence a d’abord suscité des réactions mitigées parmi ses abonnés, elle a surtout attiré l’attention des autorités compétentes. L’usage du téléphone au volant constitue en effet une infraction au Code de la route, passible de sanctions.
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Convoquée par les services de la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) pour répondre de ces faits, l’influenceuse s’est retrouvée au cœur d’une situation plus grave. Selon des sources proches du dossier, les responsables ont découvert qu’elle ne détenait aucun permis de conduire. Un élément déterminant qui a fait basculer l’affaire du simple manquement administratif vers le terrain pénal.
En droit ivoirien, la conduite sans permis est considérée comme un délit. Associée à l’usage du téléphone au volant, elle peut être interprétée comme une mise en danger potentielle de la vie d’autrui. Les autorités relèvent par ailleurs que Maabio avait déjà été aperçue à plusieurs reprises en train de conduire dans des vidéos diffusées sur ses différentes plateformes numériques.
Face à la gravité des faits, le dossier a été transmis à la Préfecture de police d’Abidjan pour la poursuite de la procédure. Après audition et formalités d’usage, Yeelen Virginie Kouamé a été déférée ce matin au parquet, où elle devra répondre des chefs d’accusation retenus contre elle.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur la responsabilité et l’exemplarité des personnalités publiques à l’ère des réseaux sociaux. Dans un environnement numérique où chaque publication peut être archivée, partagée et exploitée, la frontière entre communication personnelle et preuve judiciaire devient de plus en plus ténue.
Un rappel sévère que la route, comme la loi, ne tolère ni imprudence ni légèreté.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























