Artiste rappeur et porte-voix du hip-hop baoulé, Magistrat le petit Koffi s’est confié au média Afriksoir.net. Originaire de Bengassou, dans le département de Bocanda, il revient sur son parcours, la naissance de sa passion pour la musique, son engagement pour la valorisation de la langue baoulé et ses ambitions de porter cette identité culturelle sur les grandes scènes nationales et internationales.
Peux-tu te présenter à ceux qui te découvrent pour la première fois ?
Bonjour, je suis Magistrat le petit Koffi, originaire d’Apkalakro. Je suis artiste rappeur.
Je fais de l’afrobeat et ma spécialité est le rap traditionnel, encore appelé hip-hop baoulé. Je suis originaire de Bocanda, précisément de Bengassou.
Comment est née ta passion pour la musique ?
Ma passion pour la musique est née lorsque j’étais au collège. À cette époque, le groupe Kiff No Beat était venu faire une prestation. C’est à ce moment-là que tout a commencé.
J’ai alors décidé de faire du rap, mais un rap différent : un rap destiné à valoriser la langue baoulé. Le hip-hop baoulé est un brassage du français et du baoulé dans le rap.
Quel style musical te définit le mieux aujourd’hui ?
Je fais du hip-hop baoulé et de l’afrobeat. Je me définis comme le Didi B des Agba.
Combien de productions as-tu sur le marché ?
J’ai plusieurs titres disponibles sur YouTube. J’ai également réalisé un album qui n’est pas encore disponible. C’est de cet album qu’a été extrait le titre « Midouman ». Le clip est sorti le 4 février 2026 et est disponible sur YouTube.
Quel message transmets-tu à travers ta musique ?
À travers ma musique, je valorise la langue baoulé. J’aimerais envoyer la langue baoulé hors des frontières, comme le font les artistes nigérians aux États-Unis, en Europe et en Angleterre.
Quelles difficultés rencontres-tu en tant qu’artiste ?
Comme pour tous les artistes, les débuts ne sont pas faciles. D’ailleurs, rien n’est facile dans cette vie lorsqu’on commence Nous avons du talent, parfois même des tubes, mais la production reste notre plus grand défi. Sans moyens financiers, on peut être très fort et pourtant passer inaperçu. Je dis un grand merci au Docteur Jacques Kouakou et à Monsieur André Silver Konan, qui me soutiennent énormément.
As-tu des projets en cours ou un titre à venir ?
Pour l’année 2026, j’ai déjà bouclé deux clips : « Midouman », déjà disponible, et « Fier d’être Baoulé », qui sortira le mois prochain.
Je prépare également un grand concert à Bengassou.
Un featuring sortira bientôt avec mon fils Juju Carter et Trapa, un artiste de Gbaka Vert.
Où te vois-tu dans cinq ans dans la musique ?
Dans cinq ans, je me vois comme le Davido des Baoulés.
Je me vois remplir le Palais de la Culture ou le Parc des Expositions.
Kadja 302 : « Quand j’ai commencé la musique j’étais très grossier dans mes propos » – allbuzzafrica
























