L’ancien international sénégalais, El-Hadji Ousseynou Diouf était le samedi 7 février 2026 sur les antennes de Life TV Hadji Diouf sur Life TV dans Le Grand Talk. Il a déclaré qu’être sur un terrain de football et diriger une fédération de football sont deux choses totalement différentes.
L’ancien international sénégalais El-Hadji Ousseynou Diouf était l’invité de l’émission Le Grand Talk sur Life TV, le samedi 7 février 2026. Au cours de cet entretien, l’ex-attaquant des Lions de la Teranga s’est longuement exprimé sur la gouvernance du football africain, insistant sur la différence fondamentale entre la carrière de joueur et les responsabilités liées à la gestion d’une fédération.
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Selon El-Hadji Diouf, le fait d’avoir été un grand footballeur ne suffit pas pour diriger une instance sportive. « Être sur un terrain de football et diriger une fédération de football sont deux choses totalement différentes », a-t-il martelé. Pour lui, la gestion administrative, l’organisation et la vision à long terme sont des compétences qui ne s’acquièrent pas uniquement grâce à l’expérience de joueur.
L’ancien Ballon d’or africain a également évoqué ses relations avec les figures du football ivoirien. Il affirme entretenir de très bons rapports avec les joueurs de Côte d’Ivoire, y compris lors de la récente élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), remportée par Idriss Diallo. Présent en Côte d’Ivoire à cette période, Diouf dit avoir tenté de rapprocher les différentes parties. « J’ai essayé de réunir tout le monde, notamment Didier Drogba, Zokora, Yaya Touré et les autres, pour leur dire de se donner la main et de travailler ensemble », a-t-il confié.

Pour El-Hadji Diouf, les anciennes gloires doivent faire preuve d’humilité et accepter d’apprendre. Il estime que les ex-joueurs sont encore jeunes dans le domaine de la gouvernance et doivent s’inspirer de ceux qui dirigent déjà. « Qu’ils se mettent derrière Idriss Diallo, qu’ils apprennent à ses côtés, et demain, ce sera à eux de diriger cette fédération », a-t-il ajouté.
Rejetant l’idée selon laquelle seules les anciennes stars devraient diriger le football, Diouf affirme que certaines personnes n’ayant jamais joué peuvent devenir d’excellents dirigeants. « Il y a des personnes qui n’ont jamais joué au football et qui peuvent diriger une fédération, et même devenir de très grands dirigeants », a-t-il souligné.
Prenant son propre exemple, l’ex-capitaine sénégalais a expliqué qu’il préfère apprendre avant de prétendre à de hautes fonctions. « Je suis là pour apprendre derrière notre président de la Fédération sénégalaise de football, auprès de l’administration, et demain, peut-être que j’aurai la chance de diriger cette fédération », a-t-il déclaré.
Avec lucidité, El-Hadji Diouf reconnaît que sa vision a évolué après sa carrière. « Quand je jouais, je croyais que j’étais la star et que je maîtrisais tout. Mais une fois ma carrière terminée, j’ai compris que l’organisation est plus importante que le fait de jouer au football », a-t-il conclu, appelant les anciens joueurs à plus de responsabilité et de sagesse dans leur engagement pour le football africain.
Karina Fofana
« J’ai de très bons rapports avec tous les joueurs ivoiriens. Même pendant l’élection présidentielle de la FIF, celle qui a vu l’élection de mon frère Monsieur Idriss Diallo, qui fait un travail extraordinaire, je suis venu en Côte d’Ivoire. J’ai essayé de réunir tout le monde pour leur dire, notamment à Didier Drogba, Zokora, Yaya Touré et aux autres, de se donner la main, de travailler ensemble.
Ils sont encore jeunes, qu’ils se mettent derrière Idriss Diallo, qu’ils apprennent à ses côtés, et demain, ce sera à eux de diriger cette fédération…
Aujourd’hui, quand on dit le football aux footballeurs, moi je n’y crois pas. Il y a des personnes qui n’ont jamais joué au football et qui peuvent diriger une fédération de football, et même devenir de très grands dirigeants.

Ce n’est pas parce que je m’appelle El Hadji Diouf, et que je suis l’un des plus grands footballeurs de l’histoire du football sénégalais, que je dois venir dire à ceux qui étaient là quand je jouais, et qui ont fait du bon travail, de dégager pour que je prenne leur place. Non, ce n’est pas comme ça que les choses doivent se passer.
Moi, par exemple, je suis là pour apprendre derrière notre président de la Fédération sénégalaise de football. Je suis là pour apprendre auprès de l’administration, et demain, peut-être que j’aurai la chance de diriger cette fédération.
Être sur un terrain de football et diriger une fédération de football sont deux choses totalement différentes.
Quand je jouais, je croyais que j’étais la star, que je maîtrisais tout. Pourtant, une fois ma carrière terminée, j’ai compris que l’organisation est plus importante que le fait de jouer au football.
C’est ça, la sagesse. Nous sommes des responsables et nous devons bien nous tenir. »
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