Pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, le Maroc s’est retrouvé au centre d’une finale particulièrement polémique, marquée par des décisions arbitrales vivement contestées et par la désormais célèbre « affaire des serviettes ». Ces épisodes ont suscité un large écho sur la scène internationale et alimenté de nombreuses critiques, notamment en Espagne, où plusieurs observateurs ont pointé du doigt ce qu’ils estiment être des avantages accordés au pays organisateur.
Les débats ont rapidement dépassé le cadre sportif. En Espagne, journalistes et influenceurs se sont emparés du sujet, critiquant ouvertement l’arbitrage de la finale et évoquant des soupçons de partialité en faveur du Maroc. L’affaire des serviettes, devenue virale, a renforcé la polémique et contribué à nourrir un climat de méfiance autour de l’organisation de la compétition.
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Cette situation est également perçue par certains analystes comme une réponse indirecte de la FIFA aux tentatives supposées de l’Espagne d’influencer l’instance mondiale du football. Selon plusieurs sources médiatiques, Madrid aurait cherché à fragiliser la position du Maroc dans le cadre de la co-organisation de la Coupe du monde 2030. Les critiques répétées contre la CAN 2025 s’inscriraient ainsi dans une rivalité plus large entre les deux pays, dont les ambitions se croisent sur la scène du football mondial.
Dans ce contexte sensible, la question de l’attribution de la finale du Mondial 2030 est revenue au premier plan. Quelques jours après la finale controversée de la CAN, Rafael Louzan, président de la Fédération espagnole de football, a affirmé publiquement que la finale de la Coupe du monde se déroulerait en Espagne. Une déclaration qui a fait réagir au Maroc. Des médias marocains ont alors rappelé certains incidents survenus dans des stades espagnols, évoquant notamment une fuite d’eau au Camp Nou, afin de mettre en avant la solidité des infrastructures marocaines et la capacité du royaume à accueillir des événements d’envergure mondiale.
Pour l’heure, la FIFA n’a pas officiellement réagi à la sortie du dirigeant espagnol, et tout porte à croire que la finale de la Coupe du monde 2030 devrait effectivement se tenir sur le sol espagnol. Toutefois, malgré les polémiques qui ont émaillé la fin de la CAN 2025, le bilan global de la compétition reste largement positif pour le Maroc. L’organisation jugée réussie du tournoi a renforcé l’image du royaume sur la scène internationale, confirmant son savoir-faire en matière d’événementiel sportif, en dépit de controverses ponctuelles.
Karina Fofana
Affaire des serviettes à la CAN 2025 : La réponse surprenante de la CAF – allbuzzafrica


























