Née en 1958, Mariam Doumbia a vu son destin basculer très tôt. Devenue aveugle à l’âge de 5 ans à la suite d’une rougeole mal soignée, elle découvre néanmoins, dès l’enfance, la force de la musique. À seulement 6 ans, elle commence à chanter lors des mariages, révélant une voix qui marquera durablement la scène musicale malienne et internationale.
Depuis près d’un demi-siècle, le nom de Mariam Doumbia est indissociable de celui de son époux, Amadou Bagayoko. Ensemble, ils forment le duo légendaire « Amadou et Mariam », né de leur rencontre à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako. Jusqu’au décès d’Amadou en 2025, le couple enchaîne les succès et s’impose comme l’un des ambassadeurs majeurs de la musique africaine contemporaine.
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Des titres emblématiques comme Dimanche à Bamako ou Je pense à toi séduisent un public mondial et ouvrent la voie à de prestigieuses collaborations. Manu Chao, M, Tiken Jah Fakoly, Coldplay ou encore Sofi Tukker figurent parmi les artistes avec lesquels le duo a partagé la scène et le studio, multipliant les passerelles entre les cultures et les genres musicaux.
Depuis la disparition de son mari, Mariam Doumbia poursuit l’aventure artistique. Elle est aujourd’hui accompagnée par Sam, l’un des trois enfants du couple, musicien, qui l’épaulera tant dans la vie que sur scène.
Un portrait émouvant de cette figure incontournable de la musique malienne est proposé à l’occasion de la sortie du documentaire « Amadou et Mariam : Sons du Mali », projeté dans les salles de cinéma en France les 6 et 8 février. Un hommage à une carrière exceptionnelle et à une voix qui continue de faire résonner l’âme du Mali à travers le monde.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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