Dans une publication sur son compte Facebook, l’article DJ Lewis a décrit le milieu méconnu du Coupé-décalé, caractérisé selon lui, par la méchanceté. Pour lui, le Coupé-décalé est rempli d’hypocrites, parfois même de sorciers.
DJ Lewis dénonce l’envers du décor du Coupé-décalé. Dans une publication sans détour sur sa page Facebook, l’artiste DJ Lewis a levé le voile sur ce qu’il décrit comme les réalités sombres et méconnues du Coupé-décalé. Un univers musical populaire, mais miné selon lui par l’hypocrisie, la méchanceté et des pratiques peu reluisantes.
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« Quand je suis arrivé dans le Coupé-décalé, la tendance était de faire le malin sur scène. Moi, j’ai choisi de me salir », confie l’artiste. Animé, dit-il, par un « cœur blanc », DJ Lewis explique avoir prêté sa voix et contribué à plusieurs œuvres de collègues devenues par la suite de véritables tubes, parfois sans que son nom ne soit cité. Des concepts qu’il dit avoir vus repris, avec ou sans son consentement, sans que cela ne l’atteigne à l’époque. « J’en étais fier », souligne-t-il.
Mais cette vision idéaliste va rapidement se heurter à la réalité. L’artiste évoque un concert majeur marqué par un manque criant de soutien de ses pairs. « Des absences lourdes de sens. Un boycott silencieux, organisé sans bruit, mais bien réel », écrit-il. Un épisode qui lui fait prendre conscience, selon ses mots, qu’« on applaudit en public et on affaiblit en coulisses » dans le milieu du Coupé-décalé.
Au fil du temps, DJ Lewis dit avoir vu tomber les masques. Des proches, qu’il considérait comme des frères, auraient brillé par leur absence dans les moments difficiles. Il évoque également des critiques, des insultes, des rumeurs persistantes allant jusqu’à l’annoncer mort, toujours issues, selon lui, du même milieu.
Le déclic final survient en décembre dernier, lors des funérailles de son père. « Des présences calculées. Des absences assourdissantes », écrit-il, affirmant que cet épisode a définitivement confirmé ses soupçons.
Malgré la dureté de ses propos, « Oui, le Coupé-décalé est rempli d’hypocrites, parfois même de sorciers » DJ Lewis nuance son discours. Il reconnaît l’existence de personnes « merveilleuses, sincères et humaines » dans ce même univers. « Je ne prends partie pour personne. J’observe. J’avance », conclut-il, appelant à la compréhension et à la sagesse.
Cette sortie intervient dans un contexte déjà tendu au sein du Coupé-décalé, marqué récemment par une polémique impliquant DJ Kedjevara et l’artiste Serge Beynaud. La chanteuse ivoirienne Antoinette Allany, mère de Kedjevara, est d’ailleurs montée au créneau pour calmer les esprits la 5 février 2026. Selon elle, il ne s’agissait nullement d’un clash artistique, mais d’un simple quiproquo rapidement clarifié.
Antoinette Allany estime que les attaques visant son fils sont liées à sa popularité actuelle. Elle rappelle que Kedjevara a souvent dû mener ses combats seul, sans véritable soutien du milieu. « Tu les soutiens tous les jours, mais est-ce qu’ils sont venus te soutenir ? », s’interroge-t-elle, avant d’exhorter son fils à rester concentré sur son travail.
Dans un Coupé-décalé traversé par les tensions, les non-dits et les rivalités, les témoignages de DJ Lewis et d’Antoinette Allany relancent le débat sur la solidarité et l’authenticité au sein de cette scène musicale emblématique de la Côte d’Ivoire.
Karina Fofana
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