Sur l’émission Show Buzz diffusée sur la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI) le 5 février 2026, l’artiste et présentateur télé DJ Mulukuku a réagi à la récente prise de parole d’Antoinette Allany dans une affaire impliquant son fils DJ Kedjevara et d’autres figures du showbiz ivoirien. Il a déclaré qu’il aurait souhaité qu’elle reste à l’écart.
Une intervention qui continue de susciter de nombreuses réactions dans le milieu artistique et sur les réseaux sociaux.
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Avec un ton mesuré, DJ Mulukuku a d’abord tenu à rappeler le respect et la considération qu’il voue à l’icône de la musique ivoirienne. « Je suis d’accord qu’elle veuille protéger son enfant. Antoinette Allany, c’est notre maman à tous : elle nous donne des conseils, elle nous accompagne, c’est une véritable icône de la musique ivoirienne », a-t-il souligné, reconnaissant le statut et l’aura de l’artiste dans le paysage culturel national.
Cependant, l’animateur estime que sa sortie publique n’était pas nécessaire dans ce contexte précis. Selon lui, le différend concerne avant tout des artistes capables d’assumer eux-mêmes leurs positions. « Cette situation concerne Kedjevara et les autres artistes, comme Serge Beynaud. Kedjevara a plus de 15 ans de carrière ; il peut se débrouiller seul. J’aurais souhaité qu’elle reste à l’écart », a-t-il affirmé.
DJ Mulukuku insiste sur l’expérience de DJ Kedjevara, qu’il juge suffisamment aguerri pour faire face à la pression médiatique et aux controverses. « Il connaît parfaitement les rouages de ce métier et, en off, on ne sait pas ce qu’il demande à sa maman. Il est donc vraiment bien préparé », a-t-il ajouté, laissant entendre que le soutien maternel peut s’exprimer dans la sphère privée plutôt que sur la place publique.
L’artiste a également pointé du doigt la violence verbale qui règne sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut intervenir sans se soucier de la personne en face, qu’elle soit âgée ou non, et proférer des injures. C’est cela qui me fait mal », a-t-il regretté. Pour lui, exposer une figure respectée à ce type d’environnement numérique représente un risque inutile.
Tout en reconnaissant la légitimité du réflexe maternel, DJ Mulukuku estime que la discrétion aurait été préférable. « Elle aurait dû rester en retrait, laisser son fils se défendre et, dans la discrétion, lui donner des conseils. Bien sûr, protéger son enfant reste légitime », a-t-il nuancé.
En conclusion, il résume sa position avec une image simple : « Avec nos cœurs de pères, nous pensons qu’Antoinette Allany aurait dû rester à l’écart. Ce sont deux garçons qui s’affrontent. » Des propos qui relancent le débat sur la place des aînés et des proches dans les querelles publiques du monde artistique ivoirien.
Antoinette Allany, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, a pris la défense de son fils en affirmant qu’il refuse de se mêler aux clashs organisés dans le but de promouvoir des soirées ou de relancer le coupé-décalé. Selon elle, certaines personnes chercheraient à profiter de la popularité actuelle de son fils pour se faire de la visibilité. Elle a également reproché à ces acteurs du milieu de ne pas avoir soutenu son fils par le passé, estimant qu’ils agissent par opportunisme.
Antoinette Allany a insisté sur le fait que son enfant ne participera à aucun « faux clash » et qu’il se concentre sur son travail, qui, selon elle, fonctionne par la grâce de Dieu. Très ferme, elle a demandé à ceux qui veulent s’engager dans ce type de pratiques de le faire entre eux, loin de son fils. Elle a enfin rappelé que celui-ci sollicite toujours son avis avant toute décision et a dénoncé des comportements qu’elle juge malsains, allant jusqu’à établir un lien avec des dérives passées du milieu du showbiz.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























