Traoré Salif dit A’Salfo a mis fin au rumeurs d’un milliard FCFA que l’État lui aurait donné pour l’organisation du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). Il faut savoir que si l’État pouvait lui donner un milliard FCFA, il serait l’organisateur le plus heureux.
Traoré Salif, plus connu sous le nom d’A’Salfo, a récemment mis fin aux rumeurs circulant sur un prétendu financement d’un milliard de FCFA de l’État pour le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) sur Life Radio le 29 janvier 2026. Selon l’artiste, ces affirmations sont infondées, et il souligne que même un tel montant serait loin d’être acquis.
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« Le premier budget du Femua était de 39000 francs CFA. À l’époque, on avait la chance d’avoir des amis qui pourraient venir chanter gratuitement. Il n’y avait pas grand-chose à faire. On achetait juste des amuse-gueules pour recevoir nos invités. Après c’est monté un peu plus au fur et à mesure et aujourd’hui on ne maîtrise plus le budget du Femua tellement il est colossal », a expliqué A’Salfo. Depuis, le festival a considérablement grandi, au point que son budget actuel est désormais difficile à maîtriser.
Sur la question d’un financement d’un milliard FCFA, l’artiste a déclaré : « Il y a certaines rumeurs auxquelles si vous répondez, vous les amplifiez. Si je gagnais ne serait-ce que un milliard FCFA, le Femua aurait touché plus de quatre villes par an. Je me bats même pour arriver à ce chiffre. Si l’État pouvait me donner un milliard FCFA, je serais l’organisateur le plus heureux. »
À travers ces propos, A’Salfo rappelle que le Femua reste avant tout un projet culturel ambitieux, qui s’est construit progressivement grâce à l’engagement de nombreux artistes et partenaires, et non à un financement massif de l’État.
Karina Fofana


























