Dans l’émission The Code du 30 janvier 2026, Makosso Camille affirme que l’église dans son ensemble a échoué et révélant de nombreux secrets. Pour lui, sa vocation première est de créer un cadre dans lequel tout le monde peut s’en sortir.
Invité de l’émission The Code diffusée le 30 janvier 2026, Camille Makosso a tenu un discours sans détour sur l’état de l’Église en Afrique. Dans une prise de parole jugée à la fois courageuse et controversée, l’influenceur et leader d’opinion a dénoncé ce qu’il considère comme un échec global de l’institution religieuse, tout en appelant à une réforme profonde de son fonctionnement.
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Selon Makosso Camille, la vocation première de l’Église est de créer un cadre de solidarité capable de permettre à chaque fidèle de s’en sortir. « L’Église a échoué, et même très lamentablement. Sa mission était de collecter des fonds afin qu’aucun fidèle ne soit dans le besoin », a-t-il affirmé. Une vision qu’il estime aujourd’hui trahie par certaines pratiques observées dans de nombreuses communautés chrétiennes.
Pour lui, le système actuel profite davantage aux dirigeants religieux qu’aux fidèles. « Aujourd’hui, on collecte des fonds pour permettre au pasteur d’être le numéro un : c’est lui qui roule dans les meilleures voitures, qui a des gardes du corps et de nombreux privilèges », a-t-il dénoncé, pointant du doigt une dérive élitiste et matérialiste.
Dans son intervention, Camille Makosso parle d’un « échec global » et appelle à une remise en question profonde. Il estime urgent que les responsables religieux s’assoient pour repenser le modèle de gestion de l’Église, qu’il considère désormais comme « l’un des plus grands business qui existent ».
L’invité de The Code est allé plus loin en critiquant certaines pratiques financières internes, évoquant des accords entre pasteurs assimilables, selon lui, à des transactions commerciales. « À partir du moment où l’on parle d’un orateur et de pourcentages sur les finances générées, ce n’est plus l’Église de Dieu, c’est un business », a-t-il martelé.
Ces déclarations ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, entre soutien de ceux qui saluent une parole de vérité et critiques de fidèles et responsables religieux qui jugent ces propos excessifs. Une chose est certaine : la sortie médiatique de Camille Makosso relance le débat sur la gouvernance, la transparence et la mission sociale de l’Église en Afrique.
Karina Fofana
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