La gymnaste américaine Jordan Chiles se rapproche d’un dénouement favorable dans l’affaire de sa médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris 2024. Le Tribunal fédéral suisse (TFS) a partiellement admis son recours et ordonné un nouvel examen du dossier par le Tribunal arbitral du sport (TAS), ouvrant ainsi la voie à une possible restitution officielle de sa troisième place.
Dans une décision rendue jeudi 29 janvier2026, la plus haute juridiction suisse, basée à Lausanne, a annoncé renvoyer l’affaire devant le TAS afin qu’il statue à nouveau. Cette décision redonne espoir à l’athlète de 24 ans, qui avait vu son podium remis en cause après une bataille juridique particulièrement suivie dans le monde du sport.
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Pour rappel, Jordan Chiles avait initialement décroché la médaille de bronze lors de la finale du sol en gymnastique artistique à Paris, grâce à une révision de sa note qui lui avait permis de devancer la Roumaine Ana Barbosu. Mais cette décision avait été contestée par la délégation roumaine devant le TAS. L’instance avait alors donné raison à la Roumanie, estimant que la demande de réévaluation de la note par l’équipe américaine était intervenue hors délai, précisément quatre secondes après l’expiration de la minute réglementaire.
Ce déclassement avait provoqué une vive controverse. Les avocats de Jordan Chiles avaient affirmé disposer d’une preuve vidéo démontrant que la requête avait été introduite dans les temps. C’est cet élément qui a pesé dans la balance devant le Tribunal fédéral suisse. Dans son communiqué, la juridiction évoque des “circonstances tout à fait exceptionnelles” et estime que l’enregistrement audiovisuel de la finale du 5 août 2024 est “susceptible d’entraîner une modification de la sentence contestée dans un sens favorable aux parties requérantes”.
En revanche, le TFS n’a pas suivi la défense sur tous les points. Les juges ont rejeté l’argument portant sur un supposé manque d’indépendance et d’impartialité du président du panel du TAS. Celui-ci était critiqué pour avoir, par le passé, travaillé comme conseiller pour la Roumanie. Le Tribunal fédéral a écarté ce grief, ne retenant que la question liée à la preuve vidéo et aux délais de contestation.
Désormais, la balle revient dans le camp du TAS, qui devra organiser une nouvelle audience et réexaminer l’ensemble du dossier à la lumière des éléments retenus par la justice suisse. Selon l’issue de cette nouvelle décision, le Comité international olympique pourrait être amené à procéder — ou non — à une nouvelle cérémonie de remise de médaille.
Pour Jordan Chiles, cette décision marque en tout cas une étape majeure dans un feuilleton juridique qui dépasse le simple cadre sportif et interroge sur la gestion des litiges et l’usage des preuves technologiques dans les grandes compétitions internationales.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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