La Confédération africaine de football (CAF) a fini par sortir de son silence au sujet de l’étonnante polémique dite des « serviettes » qui a marqué la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un épisode pour le moins insolite, devenu viral sur les réseaux sociaux et largement commenté dans les médias, qui continue d’alimenter les débats bien après la fin du tournoi.
C’est dans l’émission Talents d’Afrique, diffusée sur Canal+ Afrique, qu’Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la CAF, s’est exprimé sur le sujet. Mais loin d’apaiser les critiques, sa déclaration a surpris plus d’un observateur par son ton et son contenu.
A lire aussi : CAN 2025 : Un supporter burkinabé condamné à 6 mois avec sursis après une agression à Méagui
« C’est un problème que l’organisateur doit prendre en considération dans les compétitions à venir. La serviette n’est pas un équipement d’un joueur ou d’un gardien. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, ça doit être de manière très sportive et avec plus de fair-play. Dès lors que celui-ci commence à crier ou influencer le jeu, je pense que cette serviette doit être loin de cet espace de jeu », a-t-il expliqué.
Une prise de position jugée pour le moins décalée par de nombreux amateurs de football, qui estiment que la question principale concernait plutôt le comportement des ramasseurs de balles et de certains membres de l’organisation, accusés d’avoir volontairement subtilisé ces serviettes. Pour plusieurs analystes, la sortie du patron des arbitres semble minimiser un incident qui touche directement à l’équité sportive.
Pour rappel, les gardiens Stanley Nwabali du Nigeria et Édouard Mendy du Sénégal ont été confrontés à cette situation inhabituelle lors de rencontres disputées face au Maroc. Leurs serviettes, souvent utilisées par les portiers pour se sécher les mains avant les phases de jeu arrêtées, auraient été retirées ou déplacées par des ramasseurs de balles et des responsables de l’organisation, suscitant incompréhension et indignation.
Au-delà de l’aspect anecdotique, l’affaire a soulevé des questions plus sérieuses sur le fair-play, la neutralité de l’environnement de jeu et la gestion des acteurs périphériques aux matchs. Beaucoup estiment qu’un tel incident, même s’il peut prêter à sourire, ne devrait pas avoir sa place dans une compétition de l’envergure de la CAN.
Avec cette réponse, la CAF pensait sans doute clore le débat. Mais pour de nombreux observateurs, elle risque au contraire de prolonger la controverse, dans un contexte où l’instance dirigeante du football africain est régulièrement attendue sur des décisions fortes pour améliorer l’image et la crédibilité de ses compétitions.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























