L’artiste Tiken Jah Fakoly, de son vrai nom Doumbia Moussa, 57 ans a dénoncé la pratique de la religion en Afrique. Pour lui, il y a une exagération. De ce fait, il propose qu’on mette de l’ordre. Il invite les Africains à travailler.
« Ça m’étonne de voir des Africains à 10 heures dans les mosquées alors que ce n’est pas l’heure de prière. J’estime que c’est exagéré. Quand je vois les Africains dans les églises tout le temps. Il y a 8000 églises à Kinshasa. J’ai marché à Abidjan un jour sur un kilomètre, il y avait huit églises et une mosquée. Il y a plus de lieux de cultes en Afrique que d’écoles. Cela est dommage. Il y a moins de mosquées en France qu’au Mali. », a dénoncé l’artiste.
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Selon lui, en Chine quand il est l’heure de prier, on ouvre la mosquée pendant cinq minutes. « Quand vous finissez de priser vous sortez pour aller travailler. Je pense qu’il y a une organisation à faire. Le Rwanda l’a fait. Là-bas pour être pasteur ou Imam il faut passer par une école. Tous les autres pays devraient prendre l’exemple. Dès que quelqu’un est beau parleur, éloquent, il s’improvise pasteur et les gens cotisent l’argent pour lui. », a-t-il souligné.
A en croire l’artiste quand on vous fait espérer qu’en priant, Dieu va vous donner l’argent à la place du travail, c’est un problème. « Le pasteur ou l’Imam fait des bénédictions pour vous mais votre situation ne change pas pendant que la sienne change. On leur fait comprendre qu’ils auront le paradis après la mort. Je pense qu’il faut avoir le paradis sur terre avant de mourir. Le pasteur a déjà le paradis. Il roule dans un gros 4X4, il a une grosse villa, sa femme et ses enfants sont bien. Ça c’est un premier paradis que tout citoyen doit souhaiter avoir. », a fait remarquer Tiken Jah.
Au cours de l’interview, il a souhaité à tous le paradis de demain. « Le problème est qu’aucun visiteur n’est venu de là-bas pour nous dire ce qui s’y passe. Il faut travailler pour avoir le premier paradis ici d’abord. Le premier paradis ici c’est l’eau, l’électricité, se soigner, scolariser nos enfants. Il se trouve que les leaders religieux ont tout ça contrairement aux fidèles. Il y a une exagération dans la pratique de la religion en Afrique. », a fait savoir Doumbia Moussa. Pour lui, il y a un laisser-aller.
« C’est la misère qui provoque ça. Les blancs n’ont rien attendu du ciel. Ils ont travaillé. La manière dont la religion est pratiquée est exagérée en Afrique c’était la même chose en Europe. Il a fallu le stopper. Aujourd’hui quand vous allez au Canada beaucoup d’églises sont devenues des salles de sport. La prière est bonne en ce sens que nous devrons être reconnaissant envers Dieu. », a conclu l’artiste.
Karina Fofana
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