Dans un contexte marqué par de vives polémiques et des comparaisons jugées excessives, l’ex-rappeuse ivoirienne Prisk est sortie de son silence pour prendre la défense de la chanteuse Merveille Colombe. Dans une déclaration relayée par Média Prime Mag, elle a tenu à rétablir ce qu’elle considère comme une vérité essentielle : la trajectoire artistique de Colombe ne s’est pas construite à l’ombre de qui que ce soit, encore moins dans le sillage d’une autre artiste.
« Contrairement à ce que beaucoup pensent, son histoire ne commence pas aujourd’hui », rappelle Prisk. Elle évoque notamment l’année 2020, période durant laquelle Colombe avait déjà rencontré un certain écho auprès du public avec un single dont le refrain, « Jesus Yoman », révélait un timbre de voix singulier et reconnaissable. « À cette époque, la carrière de Roselyne Layo n’avait pas encore explosé. Colombe n’est donc pas née dans le sillage de qui que ce soit. Elle marche sur un chemin qu’elle trace depuis des années.», insiste-t-elle, balayant ainsi l’argument selon lequel Colombe serait une artiste apparue par opportunisme ou mimétisme.
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Pour Prisk, le parcours de Colombe s’inscrit dans une continuité artistique profondément enracinée. Issue d’un univers musical riche, la jeune chanteuse a grandi entre tradition et modernité. Fille de Dodo la Terre et d’une mère chanteuse traditionnelle à la voix puissante, elle porte en elle un héritage qui transparaît naturellement dans sa musique. « Ce qu’elle fait aujourd’hui n’est ni une posture, ni une stratégie, ni une imitation. C’est une continuité. Une filiation. Une identité », affirme l’ex-rappeuse.
Mais au-delà du débat artistique, Prisk pointe du doigt ce qu’elle juge le plus préoccupant : la violence des mots et la brutalité des jugements. Selon elle, la critique a souvent dépassé le cadre musical pour s’attaquer à la dignité même de l’artiste. « On peut salir une jeune femme, la juger, l’insulter jusque dans son intimité, simplement pour faire monter l’audience ou gratter des vues », déplore-t-elle, rappelant qu’il y a toujours une personne, une famille et des espoirs derrière l’image publique.
Face aux accusations d’ingratitude ou de mépris envers ses aînés, Prisk s’interroge : « Où est l’ingratitude qu’on lui reproche ? À quel moment a-t-elle méprisé son aînée ? » Elle décrit Colombe comme une artiste d’une « douceur rare », peu encline au conflit, et s’inquiète de cette insistance médiatique à vouloir nourrir une rivalité qui, selon elle, n’existe pas.
L’ex-rappeuse n’oublie pas non plus Roselyne Layo, qu’elle considère comme une victime collatérale de cette situation. « Elle n’a rien demandé », souligne-t-elle, appelant à mettre fin à ce climat de tensions artificielles. Pour Prisk, Colombe a simplement répondu à une question dans un contexte qu’elle ne maîtrisait pas totalement, une expérience dont elle tirera des leçons comme toute jeune artiste.
En conclusion, Prisk se veut confiante : la foi, le travail et l’authenticité de Colombe finiront par parler pour elle. « Bien plus fort que le bruit passager du buzz », assure-t-elle, convaincue que le temps et le talent rétabliront l’essentiel.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























