À la suite du match de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 opposant la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, disputé au Maroc le 6 janvier 2026, un regrettable incident de violence a été enregistré à Méagui, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Les faits se sont produits dans un bar de la localité où des supporters des deux nations s’étaient réunis pour suivre la rencontre.
Selon des témoignages concordants, l’ambiance, jusque-là bon enfant, s’est brusquement détériorée après la défaite de la sélection burkinabé. Sous le coup de la frustration, un supporter burkinabé se serait violemment pris à un supporter ivoirien à l’issue d’une altercation verbale. La situation a dégénéré lorsque l’agresseur a brisé une bouteille de bière sur la tête de la victime, lui causant des blessures sérieuses.
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Ensanglanté, le supporter ivoirien a été rapidement secouru par les personnes présentes avant d’être conduit pour recevoir des soins médicaux. Une plainte a ensuite été déposée auprès du commissariat de police de Méagui, entraînant l’interpellation du présumé agresseur et son placement en garde à vue.
Dans un premier temps, les familles des deux protagonistes ont engagé des discussions afin d’éviter une procédure judiciaire. Ces échanges ont abouti à un règlement à l’amiable : les frais médicaux de la victime ont été pris en charge et un accord a été trouvé entre les parties. À la suite de cet arrangement, le mis en cause avait été remis en liberté par la police de Méagui.
Cependant, l’affaire a pris une ampleur inattendue après la diffusion massive, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo filmée au moment de l’agression. Les images, jugées particulièrement choquantes, ont suscité une vive indignation au-delà de la localité de Méagui, attirant l’attention des autorités.
Face à cette pression médiatique, la police de San Pedro a décidé de rouvrir le dossier. Le supporter burkinabé a de nouveau été interpellé, puis déféré devant la justice pour répondre de ses actes.
Lors de l’audience, le tribunal a tenu compte du règlement à l’amiable intervenu auparavant ainsi que du retrait officiel de la plainte par la victime. Toutefois, la juridiction a estimé nécessaire de rappeler la gravité des faits et le danger que représentent de tels actes de violence, en particulier dans un contexte sportif censé promouvoir la fraternité et le fair-play.
Au terme du procès, le supporter burkinabé a été reconnu coupable et condamné à six mois de prison avec sursis. Une décision qui se veut à la fois dissuasive et pédagogique, tout en tenant compte des circonstances atténuantes.
Cette affaire relance le débat sur les violences liées au football et rappelle l’urgence de promouvoir le respect, la tolérance et la cohabitation pacifique entre supporters, quelles que soient les rivalités sportives.
Lucien Kouaho (stagiaire)
CAN Maroc 2025 : « J’ai mal au cœur » (Brahim Díaz après la finale perdue) – allbuzzafrica

























