À la veille de la très attendue demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 face au Nigeria, Walid Regragui a livré un discours à la fois ferme et nuancé en conférence de presse, ce mardi 12 janvier 2026. Le sélectionneur marocain, conscient de l’enjeu et de la pression qui pèse sur ses joueurs, a choisi de mettre l’accent sur une question sensible : l’arbitrage, sans pour autant détourner l’attention de l’essentiel, le terrain.
Après avoir décroché son billet pour le dernier carré aux dépens du Cameroun, le Maroc s’avance avec l’ambition de poursuivre son parcours, mais aussi avec la volonté de voir les débats se dérouler dans un climat d’équité. « Les polémiques sur l’arbitrage, c’est toujours dommage. On est un bon continent, on travaille bien, mais l’image est parfois mauvaise », a déclaré Walid Regragui, avant de rappeler que les controverses ne sont pas l’apanage du football africain. Selon lui, des décisions discutables existent partout, aussi bien en Afrique qu’en Europe, notamment sur les penalties ou les mains dans la surface.
A lire aussi : Côte d’Ivoire : La Première Dame Dominique Ouattara félicite les « jeunes Éléphants »
Le technicien marocain a toutefois tenu à souligner que les Lions de l’Atlas ont eux-mêmes été victimes de décisions contestées au cours de la compétition, et ce malgré leur statut de pays organisateur. « On a été une des équipes les plus lésées, en plus dans notre propre compétition, à domicile », a-t-il confié, tout en regrettant que certaines critiques tendent à minimiser les performances de son équipe. Dans un contexte marqué par l’influence des réseaux sociaux et des prises de position souvent tranchées de la presse, Regragui appelle à davantage de mesure et de reconnaissance du travail accompli sur le terrain.
Malgré ces réserves, le sélectionneur préfère recentrer son discours sur le jeu et la performance sportive. « Je parle à mes joueurs du terrain », a-t-il insisté, rappelant que la qualification et, éventuellement, le sacre continental se construiront avant tout sur la qualité du jeu, la discipline tactique et la détermination.
Walid Regragui a également réaffirmé sa conviction que cette CAN 2025 est l’une des plus relevées de l’histoire, tant par la qualité des infrastructures que par le niveau des équipes encore en lice. « En termes de stades, de terrains, de climat et de niveau de jeu, c’est la plus relevée de l’histoire », a-t-il soutenu, mettant en avant la présence des plus grandes stars africaines dans le dernier carré, telles qu’Achraf Hakimi, Sadio Mané, Mohamed Salah, Victor Osimhen ou encore Ademola Lookman.
Face à un Nigeria réputé pour sa puissance et son efficacité, le Maroc s’apprête donc à livrer une bataille sportive de haut niveau. Entre ambition, vigilance et appel à l’équité, Walid Regragui espère voir ses joueurs s’exprimer pleinement, avec, en toile de fond, un arbitrage « à la hauteur » de l’événement.
Lucien Kouaho (stagiaire)
CAN 2025 : « Je sens une équipe unie et soudée » (Kantari, sélectionneur du Maroc) – allbuzzafrica


























